Bouquin en Scène

01 avril 2017

Le premier miracle - Gilles Legardinier

Résumé : 

Karen Holt est agent d'un service de renseignement très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus trop où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d'objets historiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d'un amour perdu. Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d'étranges circonstances, elle n'a pas d'autre choix que de recruter Ben, quitte à l'obliger. Ce qu'ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu'ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu'ils vont affronter peut facilement les détruire...

"C'est toute la philosophie de la science : admettre que l'on ne sait pas tout, pour avoir une chance d'apprendre"

 

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Auteur : Gilles Legardinier

Titre : Le premier miracle

Pages : 526

Editions : Flammarion

Publication : 2016

ISBN : 978-2-0813-8378-4

Le livre est composé de 87 courts chapitres

 

 

 

 

Mon avis

Drame ! Disparition inquiétante de chats trops mignons en page de couverture... Cela signifie-t-il un changement de ton et de registre ? Et bien oui, avec son dernier ouvrage, Gilles Legardinier s'engage sur le chemin du roman d'aventure. On ressent beaucoup moins la légèreté et l'humour si caractéristique de ses écrits habituels. Cette fois, on passe de la comédie au polar avec ce roman qui allie histoire, ésotérisme et mystère à travers une enquête sur une série de vols d'objets d'art dans le monde entier. Les actions et les rebondissements se multiplient et on suit les aventures des deux enqueteurs en Grande-Bretagne jusqu'en Egypte en passant par la France, l'Afrique du sud, le japon, la Hongrie et l'Ecosse. 

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Les deux personnages ont des personnalités opposées et forment un duo singulier. D'un côté, Karen Holt est un agent du gouvernement britannique secrète et mystèrieuse, de l'autre Benjamin Horwook est historien des sciences et pratique l'autodérision avec malice. C'est dans ce trait de caractère que l'on retrouve la maitrise de l'humour de l'auteur. Cette autodérision donne un souffle de légèreté au récit et permet de dédramatiser la trame et le sérieux de l'enquête. 

Dès les premières pages, je me suis sentie quelque part entre une enquête du Da vinci code, une épopée moderne façon Indiana Jones ou une énigme à la Benjamin Gates. Sauf que là je n'ai pas été transportée par l'histoire, je n'ai été ni bouleversée, ni émue, ni en colère, ni euphorique. Rien, il ne s'est rien passé, le calme d'une mer sans vent. Certes, l'histoire est bien ficelée, on ne s'ennuie pas, le rythme est rapide grâce à l'accumulation de lieux et d'actions mais je trouve qu'il manque ce petit truc en plus qui fait toute la différence. Jusqu'au bout j'ai espéré un rebondissement inattendu ou un final spectaculaire qui ne sont jamais venus. Je suis restée sur ma fin. Les personnages manquent de densité, on n'apprend quasiment rien sur eux alors il est difficile de s'attacher psychologiquement à l'un d'eux. Ce roman privilégie l'intérêt de l'action à la profondeur littéraire. Je pense que ce genre de scénario ferait un bon film d'aventure mais à moins d'impact à sa lecture. 

L'enquête dans le monde de l'art est intéressante mais le but tant convoité par les voleurs des objets d'art est assez complexe à comprendre tout comme leur quête du miracle énergétique. Sans doute trop d'alchimie et de théories encyclopédiques pour moi ! Je n'ai jamais été très à l'aise en sciences c'est certain, mais la clé de cette enquête qui se situe entre science, histoire et art reste assez floue dans mon esprit. Même si les détails sont dignes de grands spécialistes, on sent que la clé de l'énigme est sur le point de changer le destin du monde, dévoilera des secrets enfouis depuis des millénaires, éclairera des passages sombres du passé et construira l'avenir du monde. Tout dépend bien sûr de qui s'emparera de la clé du pouvoir sûpreme...

A mon sens, Gilles Legardinier s'éloigne trop du registre de la comédie qu'il maitrise bien mieux à mon goût. Je n'ai pas été charmée par cette enquête complexe qui réunit historiens, agents secrets mandatés par le gouvernement britannique, collectionneurs d'objets mystérieux en lien avec l'Egypte Ancienne sur un fond de Seconde Guerre Mondiale. Cependant, il est important de souligner le travail de recherche remarquable de l'auteur ainsi que son grand dévouement à ses lecteurs qu'il prend toujours le temps de rappeler dans le dernier chapitre qui cloture ses livres.

Un passage sélectionné pour vous

"La vérité des êtres se cache souvent au plus profond de leurs rêves. Leur clé se révèle lorsqu'ils peuvent enfin agir librement, comme s'ils accomplissaient au grand jour, mais paradoxalement sans aucun témoin et sans risquer la moindre conséquence. Dans cet espace intime, au creux des méandres de l'esprit, personne ne peut espionner ou juger, l'âge n'a plus cours et le temps s'abolit. Affranchis des contraintes physiques et sociales, les songes sont le théâtre de ce qui compte vraiment : les vraies peurs et les vrais espoirs. Seul ce qui importe subsiste. N'entrent en scène que ceux qui y sont conviés, ne se déroule que ce qui est essentiel. Tel un démiurge absolu inconscient de son pouvoir démesuré, celui qui dort écrit sa vie en toute impunité dans une authenticité exempte de compromis. La nuit, les mensonges et la tiédeur n'existent pas. Les plus grands bonheurs et les pires des malheurs, si." (p. 269) 

 Quelques mots sur l'auteur: 

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A 51 ans, Gilles Legardinier figure parmi les cinq romanciers francais les plus lus en France. Scénariste et écrivain, il connait un franc succès en s'illustrant notamment dans le roman humoristique. Il reçoit plusieurs distinctions dont le prix SNCF du polar en 2010 récompensant son roman L'Exil des anges.

Pour en connaître plus sur cet auteur, je vous conseille de visiter son site : www.gilles-legardinier.com

 

 

 

Bibliographie : 

L'Exil des anges, Paris, Fleuve noir, 2009 

Nous étions les hommes, Paris, Fleuve noir, 2011

Demain j'arrête !, Paris, Fleuve noir, 2011

Complètement cramé !, Paris, Fleuve noir, 2012

Et soudain tout change, Paris, Fleuve noir, 2013

Ça peut pas rater !, Paris, Fleuve noir, 2014

Quelqu'un pour qui trembler, Paris, Fleuve noir, 2015

Le premier miracle, Flammarion, 2016

 


12 mars 2017

Conseils de lecture voyage / Quels livres pour s'évader

Annabelle, une chère amie qui anime un blog de voyages a eu la chouette idée de me proposer de se joindre à elle pour créer un article où nous parlerions de lecture et de voyage.  Elle a pris le soin de mettre en forme l'article que vous pouvez retrouver également sur son blog travellingwithannabelle, qui offre de nombreux conseils et anecdotes sur le voyage. J'ai choisi de le partager sur mon blog en le laissant tel quel, comme Annabelle l'a écrit. Bon voyage au pays des livres ! 

Parce que la lecture est une autre forme de voyage, je vous invite à travers cet article à decouvrir les livres autour du thème du voyage qui m’ont inspirée. Qui m’ont inspirée mais qui ont également séduit Marine du fameux blog Bouquin en Scène.

Loin de faire une critique litteraire sur chacun des livres qui nous ont transportés, à nous 2 nous vous livrons simplement nos conseils lectures et nos coups de cœur.

 Vous cherchez un livre à lire sur la plage à l’ombre des cocotiers  ?
 Un peu d’inspiration pour votre prochain road trip  ?
 Vous ne savez pas comment vaincre votre peur de l’avion ou bien vous cherchez un livre pour votre voyage en train  ?

Laissez vous guider par nos suggestions littéraires et plongez au cœur même du voyage sur papier.

Après tout ne dit on pas que lire c’est voyager n’importe où et n’importe quand  ?
Bonne lecture  !

… 

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Lectures de voyage – Une invitation à l’Evasion
   

Tables des matières

1. Prologue
2. Chapitre 1  : les coups de cœur de Marine

  • Un livre à lire de son lit pour s’évader
  • Un livre pour le train ou l’avion
  • Un livre à mettre dans sa valise quelque soit le voyage
  • Un livre qui donne envie de partir en Road Trip
  • Un livre à lire sur la plage à l’ombre des cocotiers
  • Un récit autobiographique d’un voyageur que j’aime
  • Un livre à offrir à un voyageur

3. Chapitre 2  : les coups de cœur d’Annabelle

  • Un livre pour découvrir les traditions d’un pays:
  • Un livre qui donne envie d’aller à New York
  • Une autobiographie d’un grand voyageur qui m’inspire
  • Un livre pour tout plaquer et partir en voyage autour du monde

4. Fin / Ma petite note

1.Prologue  :

Pourquoi ai-je fait appel à Marine  ? Nées à un an et 2 jours d’intervalle, originaires de la Provence, partageant des passions communes, et amies de longue date, c’était pour moi une évidence que d’écrire cet article avec elle. En effet avec Marine on se ressemble sur beaucoup de points. Voyages, lectures, amies des bêtes, deux parcours qui se rapprochent, sans parler de l’écriture et de la lecture que nous affectionnions. Elle aussi c’est une grande passionnée. Elle écrit ses chroniques sur son blog Bouquin en Scene où elle nous fait part de ses coups de cœurs et ses dernieres trouvailles litteraires.  Depuis fort longtemps elle voue un culte à la lecture et à la littérature.
Quand jai choisi de me lancer dans l’écriture dun article comme celui ci, il m’était alors clair que de partager cette aventure avec elle, serait un atout quant à la redaction de cet article.
Comme elle le dit elle même, elle a toujours un livre comme compagnon de voyage.

Ça tombe bien moi aussi  !

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Le portrait de Marine  :
Hello  ! Moi c’est Marine, 27 ans, capricorne, passionnée de livres, de littérature, de voyages et de chocolat. Je suis originaire du sud de la France, ma chère Provence, et depuis deux ans je vis en Haute-Savoie, entre montagnes et lacs, aux portes de la Suisse, avec mon chéri et ma sacrée cocker Maya. Du côté scolaire, j’ai effectué une licence en Lettres (dont un an en Erasmus en Espagne), suivie par un Master en langues étrangères spécialité espagnol à Montpellier. Mon rêve: travailler dans une maison d’éditions ou une librairie. Pour moi, un livre est une invitation au rêve et au voyage. Voyager, c’est la vie, voyager ouvre l’esprit  ! Et tourner les pages d’un livre, c’est le seul moyen de s’évader dans plusieurs vies et mondes à la fois. Magique  !

Son blog 

 

2. Chapitre 1  : Les conseils de Lecture de Marine  

Un livre à lire de son lit pour s’évader
Into the wild  / de Jon Krakauer

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Résumé  : En 1992, le cadavre d’un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont McKinley, loin de tout lieu habité. Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un américain bien tranquille à l’avenir sans surprise. Mais, dès l’obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l’aventure. Après avoir fait don de ses économies à une oeuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d’emprunt avec sa vieille voiture, qu’il abandonnera un peu plus tard. Il sillonne le sud des Etats-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet : s’installer au coeur de l’Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s’improvise pas trappeur, ni homme des bois… Ce parcours dramatique d’un jeune homme qui a voulu vivre jusqu’au bout son impossible idéal est retracé par Jon Krakauer, l’auteur du best-seller  Tragédie à l’Everest.

L’avis de Marine: Une référence incontournable dans la littérature de voyage  ! J’ai toujours été admirative des gens qui décident de tout quitter pour vivre leur rêve à fond en ignorant les barrières de l’esprit. Aller au delà de ses peurs et vivre libre à n’importe quel prix, c’est le challenge que Christopher Mc Candless alias Alexander Supertramp a osé entreprendre dans les années 1990. Jon Krakauer relate l’histoire de ce brillant étudiant américain à la vie toute tracée qui décide de tout quitter pour entamer un périple en Alaska en harmonie avec la nature et loin de la civilisation. Fuyant la société moderne, il entame un périple sur les routes des Etats-Unis en passant par le Mexique et le Canada. Le but ultime de son aventure sera Fairbanks en Alaska où, en quête de vie sauvage et de spiritualité, il survivra une centaine de jours dans un bus abandonné dans la plus complète solitude. Peu préparé à l’aventure extrême, il mettra en danger sa propre existence qui le mènera à une fin tragique. Naïf  ? Suicidaire  ? Ou rêveur de liberté absolue  ? Au delà de la beauté de la description des paysages, cette biographie est une réflexion sur la recherche de la vérité et de l’idéal. Tout simplement sur le sens de la vie. Evasion garantie  ! Je conseille vivement le film  Into the wild  de Sean Penn sorti en 2007. En général, je préfère toujours un livre à son adaptation cinématographique mais celle-ci fait exception à la règle.

  
Un livre pour le train ou l’avion
La fille du train / de Paula Hawkins

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Résumé : Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour: à 8 h 04 le matin, à 17 h 56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il ne  la trompe, avant qu’il ne la quitte. Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d’en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d’un visage familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu…

L’avis de Marine: J’aime lire des livres en rapport avec ce que je fais, l’endroit où je me trouve ou encore mon état d’esprit du moment. La lecture prend plus d’importance et de valeur. L’intérêt est accru. Alors pour le voyage en train, je ne peux que conseiller  La Fille du train, le premier best-seller de Paula Hawkins, haletant et plein de suspense, qui a récemment fait l’objet d’une adaptation au cinéma. Ce thriller psychologique a le don de capter le lecteur jusqu’à l’obsession. C’est certainement grâce à son histoire construite de manière originale. Elaborée comme une mosaïque, le récit ressemble à un journal intime où les points de vue de trois femmes s’entremêlent, trois âmes à la dérive oscillant entre alcoolisme, dépression, folie et excès. Rachel, Megan et Anna. La tension monte crescendo, les morceaux du puzzle s’assemblent au fur et à mesure des témoignages, le lecteur peut mener sa propre enquête, entre pistes possibles et impasses. Seul petit bémol  : avec un peu d’intuition, on devine trop vite qui est le coupable, bien avant la fin du récit. Le dénouement est assez prévisible. Pour votre prochain voyage à bord d’un train, installez-vous confortablement côté vitre de préférence pour être aux premières loges…

Comment j’ai vaincu ma peur de l’avion / de Mario Vargas Llosa

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Résumé:  Mario Vargas Llosa a-t-il jamais eu vraiment peur de l’avion ? On a peine à le croire, chez un homme qui a déjà fait plusieurs fois le tour de la terre. Et pourtant, il le dit et a toujours joué à « fais-moi peur ». Le texte initial de ce Carnet nous apprend tout de cette peur et nous enseigne, surtout, à la vaincre ? Comment ?  » Certains naïfs croient que la peur de la mort motive ou explique la peur de l’avion. C’est inexact : la peur de l’avion est la peur de l’avion, non de la mort, une peur aussi particulière et aussi spécifique que la peur des araignées, du vide, des chats, trois cas fréquents parmi les exemples qui composent la vaste panoplie des phobies humaines. »  » La peur de l’avion se manifeste quand un être non dépourvu d’imagination et de sensibilité prend soudain conscience de se trouver à dix mille mètres d’altitude, de traverser les airs à mille kilomètres à l’heure et se demande « mais qu’est-ce que je fais là ? » Et se met à trembler. Cela m’est arrivé après avoir passé des années à monter et descendre d’avion comme on change de chemise. Longtemps j’ai continué à grimper dans ces bolides aériens, couvert de sueur froide, surtout quand les turbulences commençaient à nous secouer. »

L’avis de Marine: L’avion n’est pas mon moyen de transport favori. Je ne suis pas rassurée dans ces engins volants et j’aime bien avoir les pieds sur terre. Si vous êtes dans le même cas que moi, je vous conseille la lecture de ce roman qui aide à relativiser sur le sujet et c’est toujours réconfortant de voir que l’on n’est pas un cas isolé ! Mario Vargas Llosa est un écrivain péruvien que j’apprécie énormément. Sa plume, fluide et talentueuse, est dotée d’un humour subtil. La peur n’existe pas, elle est créée par l’esprit, dit-on. Facile à dire… Surtout au décollage ! Je dirai que ce livre est le passeport idéal pour voyager. C’est un petit recueil de huit textes qui se lit très facilement :  Comment j’ai vaincu ma peur de l’avion,  Portraits andins,  Épitaphe pour une bibliothèque,  New York New York,  Berlin capitale de l’Europe,  Rome en deux temps,  L’archiviste et les emplois imaginaires,  Être volé. Les huit textes sont tous centrés sur l’idée du voyage dans le monde ou dans les livres. La pensée d’un écrivain se dévoile, celle d’un homme qui observe le monde d’un œil curieux et parfois étonné. Toujours en quête d’un idéal. En fait, avoir un livre comme compagnon de voyage est la meilleure des thérapies.

Un livre à mettre dans sa valise quelque soit le voyage
L’Alchimiste / de Paulo Coelho

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Résumé  :  Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

L’avis de Marine: Ce roman est un chef d’oeuvre qui représente le voyage par excellence, celui de la que de notre existence. Ce conte m’a beaucoup marqué car c’est l’un des premiers livres que j’ai lus de ma vie.  Ce court roman, signé par l’érivain brésilien  Paulo Coelho, est à classer parmi les contes  philosophiques. La trame narrative est fluide et le style est simple et abordable. Certains la qualifieront de simpliste mais à mon sens, c’est l’un des charmes de cette  œuvre  : des mots simples pour aborder des sujets complexes comme le  sens de la vie,  l’accomplissement de soi ou encore la quête du bonheur. Ce livre est un mélange du  Petit Prince  et de  Candide.  Il puise aussi dans les dogmes et les croyances des trois religions monothéstes ainsi que dans les fondements de l’Alchimie dont les quatre clés sont « les Signes « , « l’ame du Monde »,  « la Légende Personnelle  » et  « le Langage du Coeur§ selon Paulo Coelho. Le tout avec un fond de toile qui n’est pas sans rappeler les contes des  Mille et une Nuits.  Ce méange culturel fonctionne à merveille et donne cohéence au réit.  L’Alchimiste  est une légende de vie dont la lecture pourrait même avoir des vertus thérapeutiques et apporter des réponses à ceux qui se posent des questions à propos des sujets mentionnés plus haut, des sujets qui concernent tout un chacun. Ce roman de grande qualité, qui ouvre le chemin de la spiritualité, est devenu un best-seller qui s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde.

  
Un livre qui donne envie de partir en Road Trip
Déserts d’altitude / de Sarah Marquis

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Résumé: Pour Sarah Marquis, sa longue marche sur le dos de la cordillère des Andes, du Chili au Pérou, est faite de rires, de magie, de lumière indescriptible, mais aussi de luttes contre la faim, le mal d’altitude. Le condor sera son guide, le vent son ennemi, et le silence l’enveloppera dans les nuits étoilées du désert d’Atacama. Sur les sentiers capricieux, avec son sac de 30 kilos sur le dos, chaque étape est une victoire, chaque rencontre une fête. Pour Sarah, la marche et la solitude ne sont pas des fuites, mais une façon de se connecter à l’essentiel. Et son regard, si différent, nous entraîne avec elle jusqu’au merveilleux Machu Picchu où plane encore la magie de l’Empire inca.

L’avis de Marine: On a tous une liste de rêves à réaliser dans la vie, un des miens est de partir en road trip à travers toute l’Amérique latine. En attendant de pouvoir concrétiser ce projet, il existe une manière plus simple de voyager  : à travers les pages d’un bouquin  !  L’expédition décrite dans ce livre consiste à longer à pied la Cordillère des Andes depuis Los Andes, non loin de Santiago du Chili, jusqu’au Machu Picchu. Soit environ 7000 km, 8 mois de marche en solitaire, trois pays traversés, le Chili, la Bolivie et le Pérou, trois cultures découvertes, celle des Aymaras, des Quechuas et des Incas, avec en prime la traversée du désert d’Atacama et celle du lac Titicaca en canoë. On ressent la force de caractère et l’esprit conquérant de Sarah Marquis qui se confronte à un environnement particulièrement hostile (nombreux passages à plus de 4000 mètres d’altitude, températures extrêmes, déserts, etc.)  Déserts d’altitude  est un récit de voyage qui se présente plus sous la forme de notes que de véritable carnet de bord racontant toutes les péripéties de ce périple. On découvre également un joli cahier de photos particulièrement intéressant. La plus émouvante est sans doute celle de l’aventurière avec un sac à dos de 18 kg sur le dos tirant une charrette de 45 kg. Un temps intéressée par le voyage avec un lama, elle essaiera ce mode de transport, mais renoncera très vite en raison du caractère capricieux de l’animal. On note un grand nombre de dessins d’illustration ainsi qu’un glossaire et une bibliographie sur les peuplades andines. Le lecteur ressort admiratif devant le courage et la ténacité de l’aventurière. Je conseille ce livre aux amateurs d’aventures et de grands espaces.

Un livre à lire sur la plage à l’ombre des cocotiers
Ne lâche pas ma main / de Michel Bussi

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Résumé: Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu  : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

L’avis de Marine: J’ai eu la chance de partir aux Antilles récemment et je voulais absolument  un livre à lire sous les cocotiers. J’ai cherché un roman ayant comme lieu de trame la Guadeloupe pour emporter dans ma valise et n’ayant pas trouvé j’ai opté pour un bon roman policier dont l’intrigue se déroule sur l’île de la Réunion. Être sur une île et téléporter son esprit sur une autre île à l’autre bout du monde c’est plûtot magique ! D’autant plus qu’on n’a aucun mal à se projeter sur l’île de la Réunion car l’auteur transmet beaucoup d’informations dans son récit. On apprend du vocabulaire réunionnais, des traditions. Il y a des descriptions sur les lieux, l’environnement. Les phrases sont courtes, le style est fluide et l’écriture familière. On n’a aucun mal à suivre l’histoire. Le dénouement n’est pas fracassant comme on pourrait s’y attendre venant d’un roman policier mais la lecture est agréable. La relation entre Martial, principal suspect et sa fille Sofa est particulièrement touchante. Elle voit la situation du haut de ses six ans, on peut ressentir sa peur et ses interrogations de petite fille. En fuite et pourchassés à travers toute l’île, ils sont unis par un lien qui donne un ton singulier à l’histoire. Les rebondissements sont décrits heure par heure. Tous les ingredients d’un roman policier sont réunis : disparition inquiétante, suspect, coupable, crime, mobile, indices, traque, enquête… Le compte à rebours est lancé… et je pense que ce roman ferait une bonne adaptation au cinema.

Un récit autobiographique d’un voyageur que j’aime
Latitude zéro / de Mike Horn

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Résumé: Le  temps s’est ramassé sur lui-même. Il est devenu compact. Les dix-sept mois de Latitude 0 se sont peu à peu transformés, dans ma mémoire, en une sorte d’instant unique, d’une intensité époustouflante, pendant lequel j’ai vécu presque simultanément tout ce qu’il est possible de vivre. J’ai vu des enfants naître et des hommes mourir. J’ai longé des fleuves et escaladé des montagnes. J’ai connu la paix et j’ai vécu la guerre. J’ai éclaté de rire et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’ai éprouvé la joie, la déception, la tristesse, la peur de mourir, l’euphorie et le désespoir. » Mike Horn ne vit que pour réaliser ses rêves. Alors un jour de printemps, il a laissé sur un rivage sa femme et ses deux filles qu’il adore, pour faire le tour de la planète, seul, en suivant la ligne de l’équateur. À pied, en pirogue, à la voile ou à vélo, à travers trois océans et deux continents, Mike Horn a cheminé sur ce fil invisible. Sans jamais s’en écarter de plus de quarante kilomètres. Il raconte ici comment un homme seul parvient à se fondre dans la nature pour qu’elle le laisse passer – et parfois il n’y arrive pas. Dans la forêt vierge du Brésil, mordu par un serpent, il est resté quatre jours aveugle, à demi conscient, sans savoir si le venin était ou non mortel. Mais le plus grand danger, c’est l’homme et ses guerres. En Afrique, des rebelles ont arrêté Mike Horn et l’ont condamné à mort. Il ne s’en est tiré que de justesse. Pourquoi tout ça ? Parce qu’il voulait aller au bout de son rêve, plus loin dans la rencontre de la nature et des hommes. On découvre dans ce récit hors du commun un homme qui a peur, qui s’émerveille, qui a mal, mais qui avance, toujours.

L’avis de Marine: Voilà un guide de voyage rêvé ! Mike Horn suscite vraiment l’admiration avec tous ses exploits accomplis. Il prouve que l’homme est capable de repousser ses limites pour réaliser des choses  extraordinaires. Latitude 0 est le nom donné à son petit trimaran avec lequel il a décidé de faire le tour du monde en suivant la ligne de l’équateur. Se lançant du Gabon, il s’autorise un écart invisible de 40 km du nord au sud de l’équateur, ce qui laisse présager des aventures inouïes. En suivant ce parcours sur un globe, on imagine la folie du projet. En plus de l’objectif de ne pas dévier de sa trajectoire, il s’interdit l’utilisation de tout type de véhicules, hormis le vélo. Mike Horn est très bien préparé, il a un passé militaire mais il n’en reste pas moins qu’il a accompli un exploit quasi inhumain, vécu des situations surréalistes. Nul doute qu’il lui a fallu un mental d’acier. Le livre est construit comme un carnet de bord, un journal intime où il partage ses sentiments et son aventure pas à pas. Je conseille ce livre à tout passionné de récit d’aventure pure. Ce n’est pas de la grande littérature certes, mais ce que l’on recherche dans ce type de lecture c’est  l’évasion, la soif d’aventure grandiose. C’est la lecture d’un exploit, pas d’un grand livre.
 

Un livre à offrir à un voyageur
L’homme qui voulait être heureux  / de Laurent Gounelle

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Résumé:  Imaginez…
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…
Son diagnostic est formel  : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas… heureux.
Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit  : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

L’avis de Marine: Si je devais offrir un livre à un voyageur, je choisirais ce roman car c’est un livre qu’on aime avoir près de soi ou dans sa valise et qui est réconfortant dans les moments de doute. C’est un livre qui parle à tout le monde. Nous partageons tous les mêmes interrogations sur notre existence, l’entourage, le travail, la vie, etc. Les pages de ce livre tentent d’apporter des réponses et des conseils qui aident à notre enrichissement personnel. C’est une lecture philosophique, agréable et enrichissante. Et même apaisante  ! Un homme en voyage à Bali rencontre un sage et se retrouve confronté à se surpasser en faisant des choses inattendues afin de trouver des réponses à ses questions personnelles. Ces réponses l’aideront à s’épanouir et le mèneront sur le chemin de sa quête du bonheur. On ressort grandi de cette lecture. J’apprécie les lectures spirituelles. C’est un livre qui fait du bien  et qui ne laisse pas indifférent. Un livre à garder à porter de main, à offrir et à partager.

 

3. Chapitre 2  : Les conseils lectures d’Annabelle

Un livre pour découvrir les traditions d’un pays  :
Geisha / de Arthur Golden

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Résumé:
Une jeune campagnarde du Japon, Chiyo, et sa soeur Satsu sont vendues par leur père à la tenancière d’une maison de geisha (une Okiya). Les deux sœurs sont rapidement séparées et Chiyo se retrouve confrontée à la sévérité de la maîtresse de maison et à la dureté de la vie d’une apprentie geisha. Elle doit également faire face à l’hostilité teintée de jalousie de Hatsumomo, geisha vedette de la maison qui, par ruse, réussit à la faire reléguer au statut de simple servante.
Chiyo a perdu tout espoir en l’avenir lorsque, au hasard d’une rencontre, elle est séduite par la gentillesse d’un homme, président d’une entreprise d’électricité, dont elle tombe amoureuse. Elle décide alors de tout faire pour mériter son attention. Fort opportunément, une autre geisha, Mameha, la prend sous son aile et entreprend de lui enseigner les rudiments du métier en devenant sa « grande sœur ». Grâce à Mameha et aidée de sa détermination, elle devient bientôt, sous le nom de Sayuri, une geisha célèbre et admirée dans tout le Hanamachi.
Mais le succès ne la rapproche pas de celui qu’elle aime en secret car une geisha n’a plus le droit à l’amour. D’ailleurs, Nobu, l’ami intime du président, s’intéresse à Sayuri et s’interpose entre eux. Il faudra que survienne la déroute japonaise de la Seconde Guerre mondiale entraînant la fin de traditions séculaires pour que Sayuri et le président puissent enfin se rejoindre.

Mon avis : Quand j’étais adolescente, j’étais fascinée par le Japon. C’est simple ce pays m’attirait. C’est donc avec passion que j’ai dévoré ce livre des années plus tard. Cet univers où nous plonge l’héroïne, de ces geishas mystérieuses qu’on tente de comprendre, de son amour sans faille pour un homme issu d’un milieu social différent, d’un Japon d’antan dont au final on ne connaît que peu de choses … Le livre nous tient en haleine de la première à la dernière page. On se demande si la petite Yuri parviendra à ses fins. Y parviendra t’elle d’ailleurs ? Ce livre est le livre qu’il vous faut si vous aimez les histoires d’amour d’un autres genre, qui vous font voyager, qui vous transportent, des histoires interprétées dans un contexte historique d’un Japon bien loin de la modernité qu’on lui prête aujourd’hui.
Ce chef doeuvre est d’une grande qualité et séduira les amateurs de voyages et d’histoire ainsi que les passionnés du pays du soleil levant.

Un  livre qui donne envie d’aller à New York
Central Park / de Guillaume Musso

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Résumé:
Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière … pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin.
Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre.
La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible ? Et pourtant…
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…

Mon avis: Des livres dont le scénario principal se passe à New York, on en connait plein. Un intrigue à la New Yorkaise dont au final juste le titre du livre n’est qu’une pseudo invitation à découvrir la ville la plus peulée des Etats Unis, il y en a beaucoup. J’en ai moi même lu beaucoup.
Mais celui ci a quelque chose de plus. Déja parce que Guillaume Musso décrit avec précision l’environnement ou évolulent les personnages. Taxis jaunes, joggeurs du dimanche, cafés new yorkais … Le tout mélé à un suspense magistral qui vous happe dès les premières pages pour ne plus vous lâcher. Si vous ne connaissez pas encore New York mais que vous rêvez d’y aller, ce livre sera un avant goût de votre city trip. (City Trip sur New York par ici)
Si comme moi, vous connaissez The Big Apple, ce livre vous séduira par son ambiance et vous redécouvrirez New York au grésd’une enquête plus qu’intense.
Je conseille ce livre aux amoureux de New York et à ceux qui aiment l’ambiance à la New Yorkaise que nous connaissons.

Une autobiographie d’un grand voyageur qui m’inspire
Avant d’aller dormir chez vous / d’Antoine de Maximy

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Résumé :
Antoine de Maximy possède plusieurs casquettes et une chemise rouge. De tout cela, il a fait une vie d’aventures et d’évasion. Le grand public l’a découvert avec une émission de télévision, J’irai dormir chez vous, et récemment au cinéma avec une échappée, drôle et émouvante, J’irai dormir à Hollywood.  » Quand rien n’est prévu, tout est possible…  » Telle est la devise d’Antoine de Maximy. II a pris sa vie pour un ballon avec lequel on joue sur une aire de jeux sans frontières. Il a tourné son existence vers les autres, que ce soit pour les raconter ou les rencontrer, avec ou sans caméra. Sa route personnelle est faite d’aventures, physiques ou humaines. Ingénieur du son, cameraman, présentateur télé, réalisateur. Il a été reporter de guerre ; a plongé en sous-marin au fond du Pacifique, dormi à la cime des arbres en Amazonie ou dans les fumées d’un volcan en Afrique ; exploré la calotte glaciaire du Groenland, les tépuis du Vénézuéla ou les coulisses du métro parisien ; filmé les bipèdes que nous sommes mais aussi nos cousins les singes. Sans frontières, sans limites, mais toujours en respectant l’autre, il a eu envie de tout voir. Et aujourd’hui, il réussit la plus périlleuse des missions : se raconter. On ne devient pas globe-squatter par hasard. Pour comprendre ce qui guide ses pas, de son enfance à J’irai dormir à Hollywood, il nous ouvre les pages de son carnet de vie !

Mon avis : En grande fan d´Antoine de Maximy c’est avec passion que j’ai devoré ce livre. Rentrer ainsi dans son intimité, toutefois décrite avec pudeur, m’a permis le temps de ma lecture de me sentir proche de ce personnage fou. Ne pouvoir virvre ses voyages que par procuration m’a également quelque peu frustré. Plus particulierement quand à la fin de son livre il dresse sans prétention une liste des pays qu’il à déjà visités. Plus de 80 ! J’en suis bien loin avec ma trentaine! A part cette jalousie (presque) controlée de ma part, j’ai aussi aimé décrouvrir les débuts de l’emission que nous conaissons tous … Comment en est il venu à ce projet qui casse les codes de la television que nous connaissons. À l’intérieur du livre, on trouve de temps à autre une page dévoilant un moment mémorable de son aventure aux États-Unis pour son film « J’irai dormir à Hollywood ». Et à la fin, il livre des réponses aux questions qui lui sont le plus souvent posées à propos de son émission « J’irai dormir chez vous » et y répond avec un humour subtil.
Il énumère également le matériel dont il a besoin pour voyager de quoi se laisser s’inspirer pour partir dès demain à la conquête du monde !

Un livre pour tout plaquer et partir en voyage autour du monde
Mange Prie Aime de Elizabeth Gilbert

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Résumé:
A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute.
Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde !
En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur…
Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ?

Mon avis: A la base un peu sceptique quand au titre, en effet bien que les notions de « manger » et « aimer » m’inspiraient beaucoup, il n’en était absolument pas le cas pour la notion de prier. Loin de moi l’idée d’etre anti religion, ne vous meprenez pas. Je suis seulement légèrement moins sensible à la notion de révocation, de sagesse et de repenti.
Seulement voilà, à ma grande surprise, j’ai dévoré le livre. Pratiquement au sens propre du terme. Pendant ma lecture, j’ai eu faim. Je pense que j’ai pris 20 kilos simplement en lisant la partie «mange», ce qui m’a donné par ailleurs envie de retourner en Italie. Depuis que j´ai lu ce livre, j’ai envie de manger des pates à la napolitaine dans un petit «Ristorante» de la ville de Naples, d’acheter del’huile d’olives sur un marché italien, et j’ai même commencé à faire mes propres pizzas, moi qui ne suis ne passe pas beaucoup de temps derrière les fourneaux. Sans parler de la partie «aime», que j’ai trouvé pleine de magie … Une intrigue qui se déroule en Indonésie pour ce dernier chapitre, ou les protagonistes évoluent dans un décors minutieusement décrit. L’Indonésie je ne connais pas encore … Mais j’irai … Quant à la deuxieme partie qui se déroule en Inde, «Prie», comme je vous le disais, c’est avec un peu d’appréhension que je l’ai lue. J’avais peur de m’ennuyer. Mais en fait, j’ai un peu retrouvé dans ces lignes, certains principes repris dans le livre de Laurent Gounelle «L’homme qui voulait etre heureux». En plus, les traditions indiennes sont merveilleusement bien dépeintes au fil des pages. Quand je suis allee en Inde en Octobre 2016, je me suis quelque peu sentie comme l’héroine du livre … À la conquête de ma paix interieure …  Au delà de la beauté de la description des paysages décrits dans ce livre, cette oeuvre est une réflexion sur l’accomplissement de soi, et sur le sens de sa vie.

 4. Fin / Ma petite note

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J’ai eu connaissance de la liste de Marine au moment ou je commencais à rédiger la mienne.
«  L’homme qui voulait etre heureux  », «  Into the Wild  » ou bien encore «  Déserts d’altitude  », des livres qui comme elle, ont su me permettre de m’évader, de m’échapper de mon quotidien à mesure que je dévorais les pages.

Si je n’avais pas jeté un œil à la liste de Marine, l’article serait truffé de doublons. De beaux doublons littéraires.

Ainsi, vous avez plus de choix et vous avez matière à vous inspirer pour vos prochaines lectures.

Annabelle.

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Et vous  ? Quels livres ont sur vous transporter  ? Avez vous des recommandations dont nous ne faisons pas mention  ?

Note: Les résumés des livres que nous avons selectionné sont des 4éme de couverture.

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06 janvier 2017

Ma sélection littéraire 2017

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Une nouvelle année qui commence est aussi synonyme de nouvelle année littéraire avec des nouveautés, de nouvelles tendances et de nouvelles envies. L'effervescence et l'euphorie des fêtes retombent peu à peu, c'est le moment idéal pour penser à ses prochaines lectures et organiser sa PAL. Bonne et heureuse année 2017 à tous !

A première vue, la rentrée littéraire de l'hiver 2017 ne m'enchante pas plus que ça et ne rivalise pas avec la superbe rentrée littéraire de septembre 2016. C'est pourquoi, ma pile à lire de cette année sera non seulement constituée d'ouvrages de 2017 mais aussi de publications antérieures. Voici la liste plus ou moins définitive de mes lectures à venir (de nouvelles lectures peuvent s'ajouter en fonction des belles surprises littéraires que réserve 2017). Pour l'instant, il y a 24 livres. S'il y a beaucoup de romans français, c'est qu'ils m'attirent tout naturellement.

- En Patagonie avec Michel Houellebecq de Juremir Machado Da Silva

- L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

- Ne lâche pas ma main de Michel Bussi

- La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

- Le héros discret de Mario Vargas Llosa

- Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

- Guide des égarés de Jean d'Ormesson

- Dieu n'habite pas la Havane de Yasmina Cadra

- Riquet à la houppe de Amélie Nothomb

- Petit pays de Gaël Faye

- Mirage de Douglas Kennedy

- Instincts de Sarah Marquis

- Le premier miracle de Gilles Legardinier

- Ma vie de pingouin de Katarina Mazetti

- L'Homme qui voyait à travers les visages de Eric-Emmanuel Schmitt

- Frida de Benjamin Lacombe

- L'espionne de Paulo Coelho

- Premières neiges sur Pondichéry de Hubert Haddad

- Dark de Edgardo Cozarinsky

- Aujourd'hui dans le désordre de Guillaume Rihs

- Soumission de Michel Houellebecq

Cette année, je tente l'expérience des Livres Audio avec trois titres qui me donnent plus envie d'être écoutés que d'être lus :

- Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu en as qu'une de Raphaëlle Giordano

- Entre Ciel et Lou de Lorraine Fouchet

- Le jour où j'ai appris à vivre de Laurent Gounelle

Quelles sont vos envies de lecture pour 2017 ?

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24 décembre 2016

Noël - Les treize desserts

 

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En cette veille de Noël, je tiens à partager une tradition méditerranéenne ancestrale du réveillon du 24 décembre : Les treize desserts. Faisant les fêtes dans le sud de la France, en famille et entre amis, je suis habituée depuis toute petite à ce rituel de fin de repas gargantuesque. Je croyais que c'était une coûtume partagée dans toutes les régions et je savais un peu moins que c'était en fait une tradition typiquement provençale. Eh oui, en Provence il est inconcevable de clotûrer le festin du réveillon sans les treize desserts en attendant la messe de minuit. Il faut se débrouiller pour garder une petite place... la tradition voudrait que le repas soit léger avant, mais chez moi on ne respecte pas la tradition à la lettre :)

Pourquoi 13 ?

Résultat de recherche d'images pour Il faut aller chercher la réponse dans l'histoire et la religion (catholique). Les treize desserts représentent les douze apôtres et le Christ lors du repas de la Cène. Si l'on veut respecter cette tradition vieille de plusieurs siècles, il faut disposer les desserts sur trois nappes, autour de trois bougies ou chandeliers et de trois coupelles de blé de la Sainte-Barbe (le blé est planté dans les coupelles vingt jours avant Noël, il symbolise la Trinité, on dit aussi que si le blé est bien vert, le 25 décembre, les prochaines récoltes seront bonnes). Bref, il vaut mieux aimer le chiffre trois ! A cette époque de l'année, il n'est pas rare de trouver des sachets de graines de blé dans les boulangeries ou sur les marchés de Noël.

Selon la tradition, une fois le repas fini, on doit tout laisser sur la table pendant trois jours, y compris les miettes. Ces restes sont censés servir de nourriture aux esprits qui rôdent dans la maison. Flippant !

On dit par superstition qu'il ne faut pas être treize à table mais en matière de gourmandise on fait exception.

Quels desserts ?

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La liste varie entre chaque région et même entre chaque famille. On dit qu'il existe plus d'une cinquantaine de variantes des treize desserts ! C'est pourquoi, je vais parler de ceux dont je suis coutumière, ceux du Languedoc.

La pompe à huile (fougasse* parfumée à la fleur d'oranger <3, symbole du pain), les noix, les figues séchées, les amandes, les raisins secs (les quatre mendiants), le nougat noir et le nougat blanc (le pénitent noir et le pénitent blanc), les dattes (symbole des rois mages venus d'Orient) et les fruits de saison : oranges, clémentines, pâte de coing, oreillettes, roses des sables...

Ne recomptez pas, il y en bien treize ! Cela dit au fil du temps on s'est un peu réapproprié la tradition en ajoutant la bûche de Noël, le chocolat, les papillotes... Le tout se déguste traditionnellement autour d'un bon verre de vin cuit mais en Languedoc on le remplace souvent par de la carthagène*. 

Si vous avez des anecdotes à partager, je suis curieuse de connaître vos tradition de Noël !        Résultat de recherche d'images pour  

 * Fougasse : pain provencal à la croûte molle et à la mie épaisse et moelleuse. Servie chaude ou froide, en tant que pain ou dessert, elle peut être nature ou garnie aux olives, aux lardons, au fromage... Délicieux !

* Carthagène : vin de liqueur typique du Languedoc

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04 décembre 2016

Mario Vargas Llosa : un écrivain utopiste ?

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« Il n'y a rien de mieux qu'un roman pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu'elle n'est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains. » Mario Vargas Llosa

Grande figure des Lettres latino-américaines et internationales, Mario Vargas Llosa est un écrivain aux multiples facettes. A la fois intellectuel, grand défenseur des droits humains et personnalité rebelle et insoumise, Mario Vargas Llosa a marqué le XXe siècle. L'utopie est un thème important dans son parcours personnel et dans son oeuvre littéraire majeure. Le thème de l'utopie est particulièrement souligné dans son roman Le Paradis - un peu plus loin, publié en 2003.

Portrait d'un écrivain cosmopolite

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Mario Vargas Llosa est né en 1936 à Arequipa, au sud du Pérou. Son enfance sera une source d'inspiration dans son oeuvre. Il grandit dans un environnement féminin marqué par l'absence paternelle. Son esprit cosmopolite et métissé se dessine au fur et à mesure de ses voyages et de ses expériences en Europe et dans le monde. Sa vie est également marquée par son engagement en politique et ses opinions libérales. « Le maître du bouillonnement romanesque » est considéré comme l'un des auteurs les plus complets et les plus innovants de sa génération. Il est l'un des grands noms du boom de la littérature latino-américaine des années 1960 avec, entre autres, Carlos Fuentes et Gabriel García MárquezMario Vargas Llosa est l'auteur de nombreux romans, nouvelles et essais comme La tante Julia et le scribouillard (1980) qui a reçu le prix du meilleur livre étranger, Lituma en los Andes (1993) qui est l'un des meilleurs romans en espagnol du XXe siècle, et De Sabres et d'utopies (2011) qui apporte un éclairage sur le parcours politique et intellectuel du romancier péruvien et permet de mieux appréhender son histoire, sa culture et son siècle. En 1994, le prix Cervantes lui est décerné en récompense de son style visionnaire et en 2010, il reçoit la consécration suprême pour un écrivain : le prix Nobel de littérature. Derrière les mots, se cachent une vie, des influences, une pensée, etc. De cette façon, il est intéressant de noter le rôle important de l'utopie dans la vie et l'oeuvre de Mario Vargas Llosa.

Le Paradis - un peu plus loin , utopies du XIXe siècle

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Dans ce roman, Mario Vargas Llosa évoque les grandes utopies politiques et artistiques du XIXe siècle à travers la vie de deux personnalités emblématiques. D'un côté, Flora Tristan, « Florita la Andaluza », une célèbre militante féministe et sociale franco-péruvienne qui mit son existence au service d'une oeuvre collective à Paris : rétablir un paradis terrestre où le bonheur serait possible pour tous. De l'autre, Paul Gauguin « Koke el Maori », petit-fils de Flora Tristan, qui revendique son appartenance aux mondes exotiques, aux cultures primitives. Ce peintre postimpressionniste bohème et excentrique, qui posa ses valises aux îles Marquises, consacra son existence à la recherche d'un paradis perdu non contaminé par la société occidentale. Grâce à la magie de l'écriture, Mario Vargas Llosa possède le pouvoir de réunir, à travers la fiction, ces deux personnages qui ne purent jamais se connaitre en réalité. Ces deux destins atypiques, liés par le sang, s'entremêlent tout au long du roman à travers une construction extraordinaire qui met en relief ces deux êtres libertaires, opposés, passionnés et par dessus tout humains. Ce roman met en avant la recherche de deux paradis contrastés, l'un collectif et social, l'autre individuel et artistique. Malgré le fait qu'ils ne purent se connaitre, ils dédièrent leur vie à la recherche de l'absolu et de l'idéal perdu en titillant l'enfer et le tragique.

D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? de Paul Gauguin, peint en 1897.
 D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? de Paul Gauguin, peint en 1897.

Le Paradis - un peu plus loin est un appel à l'évasion et au voyage et permet de faire plus ample connaissance avec un écrivain latino-américain, dont la terre d'origine représente, pour le lecteur occidental, le mystère, la magie d'un monde lointain et inconnu qu'il est souvent possible d'entrevoir qu'à travers les témoignages, l'écriture et la fiction. Autrement dit, un véritable paradis terrestre.


26 novembre 2016

Partenariat

 

 

                                                       Service de presse

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Ces services de presse m’envoient un ou plusieurs de leurs ouvrages pour que je les lise en échange d’une chronique sur mon site. Je m’engage à poster mon avis dans le mois suivant la réception du livre dans la mesure du possible et de la quantité de livres en attente d’être chroniqués sur mon blog.

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France Loisirs

Le Choix d'une vie de Isabelle Chavy

Cadran de Sébastien Bouchery (Prix des lecteurs France Loisirs 2016)

    

 

                                                   Auteur

Ces auteurs me font confiance pour la chronique de leur ouvrage. En échange de l'envoi d'une oeuvre, je m'engage à publier un article sous un mois environ.

Les Meilleurs amis du monde

 

Agnès Le Normand, Les meilleurs amis du monde, Librinova, 2016.

 

 

 

 

 

 

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                                                    Revue

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Maze Magazine est un journal en ligne géré principalement par des étudiants au profit de l'assocation Inspira. Il traite de sujets d'actualité, d'art, de cinéma, de littérature, de musique... J'ai intégré la rédaction du journal en septembre 2016 et je publie chaque mois un article dans la rubrique "littérature". Mes articles sont accessibles sur le blog dans la catégorie "Maze Magazine".

 

Le site en ligne :

https://maze.fr/

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17 novembre 2016

Suisse : Le polar à la cote !

 

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Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. C'est un peu la même philosophie pour les tendances littéraires. Un vent de « polar » souffle sur l'Helvétie. En septembre, le polar était déjà à l'honneur sur les quais de Morges durant les trois jours du festival du livre. Une ambiance unique et feutrée au bord des rives du lac Léman. Le 18 et 19 novembre, c'est au tour de Lausanne d'accueillir le premier festival du polar en Suisse, « Lausan'noir ». Deux journées de rencontres et de festivités autour du livre à suspense. Librairie spécialisée, activités multiples, dédicaces, conférences, tables rondes, lectures et surprises sont les principaux ingrédients d'un festival du Livre réussi. De nombreux auteurs suisses, francophones et internationaux deviennent accessibles et côtoient les lecteurs venus à la recherche de leurs livres et écrivains favoris.

Le roman noir : les secrets du succès

Selon un récent sondage du ministère français de la culture, un roman vendu sur quatre est un polar. C'est le genre le plus souvent lu surtout par les femmes. Il a un succès fulgurant dans les pays nordiques, talentueux dans ce genre, notamment avec le succès de la saga Millénium. Et cet engouement gagne peu à peu la Suisse. On assiste à un imagesvéritable renouveau du polar, il se modernise et n'est plus considéré comme de la sous-littérature. Le regard et l'attitude du lecteur changent devant ce style de littérature qui a, il faut l'avouer, un atout majeur : il se décline à l'infini ! Thrillers, polars psychologiques, historiques, exotiques, dramatiques, fantastiques... L'arc-en-ciel est suffisamment large pour que toute la société puisse s'identifier à la trame. Comme l'affirme François Guérif, directeur de la collection Rivages Noir Payot, le polar est «le reflet de la société. Il permet de disséquer le monde, depuis les hautes sphères de la finance jusqu'aux bas-fonds. Tous les sujets peuvent être traités par le biais du polar, c'est ce qui fait sa force et son succès.» La clé du succès du polar se trouve certainement dans l'art et la manière de jongler avec les genres littéraires au service de l'intrigue.

 Zoom sur Le Dragon du Muveran de Marc Voltenauer

Résumé : Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte, les bras écartés à l'image du Christ crucifié, les orbites vides et ensanglantées. A l'extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si Screen-Shot-2015-08-17-at-09 la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! ». L'inspecteur Andreas Auer est rapidement convaincu que ce meurtre est le premier acte d'une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d'habitude si paisible. Ce premier épisode des enquêtes d'Andreas Auer le met aux prises avec un tueur redoutable, dans une véritable course contre la montre haletante et riche en rebondissements.

Le premier roman de Marc Voltenauer, paru aux Editions Slatkine en 2015, est un succès qui enflamme la Suisse romande et au-delà de ses frontières. D'origine genevoise, Marc Voltenauer puise soninspiration de sa terre natale et pose son intrigue sur le pittoresque village de Gryon. Sa plume d'écrivain est influencée par des études en théologie et de nombreux voyages. Son goût pour les films et les romans policiers le mène tout naturellement vers le polar. Dans Le Dragon du Muveran, on se prend à jouer à « l'apprenti enquêteur » pour découvrir l'identité du coupable et son mobile. L'écrivain nous propose une enquête époustouflante au suspense débordant et aux accents scandinaves. Le romancierpolar2 laisse à penser que le talent d'un bon auteur de romans policiers réside dans ce plaisir insidieux que l'on a, en tant que lecteurs, à être pris en otage par l'intrigue, témoins de l'indicible, et toujours avantagés d'une longueur d'avance sur les enquêteurs, Des personnages forts, hantés par l'enfance, une intrigue naviguant entre Lausanne et les pâturages de Gryon, entre légende et vengeance - et le charme opère. Par chance, le deuxième volet est en cours... Le mystère posera ses valises à Berlin. On en frissonne déjà !

 Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'auteur : 

 http://www.marcvoltenauer.com/MARCVOLTENAUER/Accueil.html

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03 novembre 2016

Le choix d'une vie - Isabelle Chavy

Résumé

Anna, jeune mère de famille parisienne, apprend qu’elle est l’héritière d’une maison dans l’Yonne. Annonce surprise qui pousse la jeune femme à se plonger dans son histoire familiale. Quels secrets abritent cette demeure ?

Au début du XXe, Virginie, l’arrière-grand-mère d’Anna, fuit une vie de misère en se faisant embaucher dans le domaine d’une veuve qui voit d’un mauvais œil l’histoire d’amour naissante entre la jeune fille et son fils Félix. Le couple se marie en cachette et s’échappe à Paris. Félix, renié et déshérité, supporte mal cette vie de pauvreté. Bientôt la guerre éclate et il est mobilisé…

 "Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin" Marguerite Yourcenar

 

Titre : Le choix d'une vie

Pages : 384

Editions : Nouvelles Plumes

Collection : France Loisirs

Publication : 2016

ISBN : 978-2-298-11592-5

Le livre est composé de 2 parties et de 20 chapitres 

 

 

 

 

Un brin de culture :

Zoom sur la guerre 14-18 : La première guerre mondiale aussi surnommée "la Grande Guerre" se déroula du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918. Deux grandes alliances s'opposèrent : la Triple-Entente ou les alliés (France, Royaume-Uni, Russie...) et la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie...). Elle fut marquée par de grandes dates comme la bataille de Verdun et celle de la Somme. Les soldats au front ont été surnommés les "poilus". Elle se solda par la victoire des alliés. Elle engendra des millions de morts et de blessés et reste un des événements les plus marquants du XXe siècle.

 Mon avis :

 Voyager dans le temps... C'est aussi ça la littérature ! Le choix d'une vie est le second roman de Isabelle Chavy. L'auteure use sensiblement du même style et du même fond dans ses œuvres. Ses écrits sont à tendance autobiographique. L'écrivaine s'inspire de faits réels de sa propre histoire pour imaginer une fiction. Les thèmes principaux sont la famille, le voyage entre passé et présent avec pour toile de fond le réalisme du passé historique. Un passé à retranscrire, une histoire d'amour impossible, la fuite et le secret, les années 20, la tragédie de la guerre sont des ingrédients qui à coup sûr mènent à l'émotion. En tous cas, sur moi ça ne rate jamais !

Le récit commence à l'époque moderne. Anna, employée de bibliothèque à Paris, mène une vie animée, entourée par ses deux jeunes garçons (plutôt turbulents) et son mari aimant Marc. Sans oublier sa soeur extravertie Noémie. Cette petite routine se voit soudain perturbée par l'appel d'un généalogiste au sujet d'un héritage familial. Elle serait l'héritière d'une maison dans l'Yonne. Anna et les siens sont invités malgré eux à ressortir le passé secret et enfoui de leur famille. Au fil des pages, nous faisons un bon dans le passé pour découvrir la vie de l'arrière-grand-mère d'Anna, Virginie, au coeur des années 20. Ce roman nous arrache de notre réalité. Nous suivons l'évolution du personnage à l'esprit rebelle et libertaire dans une époque marquée par des traditions et des moeurs particulières surtout pour les femmes. Venant d'une famille paysanne modeste du nord de la France, elle partira travailler en tant que bonne dans une famille bourgeoise de la région. Un amour caché va naitre entre Virginie et Félix, le fils de sa patronne. Cette idylle incontrolable et interdite les poussera à l'éxil à Paris sans le sou avec comme seule ressource leur passion. Leur destiné sera bouleversée par l'arrivée de la guerre et la séparation forcée du couple, Félix étant appelé à rejoindre le front. Les descriptions de ces terribles quatre années ont été maintes fois mises sur papier mais font ressortir toujours la même émotion. Le dénouement de l'histoire est surprenant mais remis dans le contexte anormalement tragique de cette époque-là on se dit que tout devient possible !

Ce roman nous plonge dans le mystère d'un passé familial qui mène jusqu'au coeur de la première guerre mondiale. Dans un véritable voyage entre passé et présent, la littérature se mêle à l'Histoire avec délicatesse et brio. La petite histoire sauvegarde la Grande Histoire. Seul petit bémol : on a tendance à se perdre dans l'arbre généalogique de la famille. Il est difficile de retenir tous les personnages plus ou moins importants du récit. La souplesse de la plume de Isabelle Chavy ajoutée à une trame familiale faisant echo au contexte tragique de la guerre feront savamment ressortir diverses émotions et souvenirs peut être pour certains. L'intrigue est bien menée et l'intensité du récit est grande. La curiosité du lecteur est accentuée par un suspense rondement menée. On est pressé de découvrir le mystère et la vérité autour du passé de la famille Armandin !

"...Tu connais le dicton : on ne mélange pas leanciennes-halles-pariss torchons et les serviettes. Quelques-unes en ont fait les frais. Il n'y aura pas d'exception pour toi. Là-dessus, il s'en alla, laissant une Virginie pétrifiée de honte. Les propos de Paul la hantèrent longuement, résonnant dans sa tête durant des jours. Puis, peu à peu, elle commença à comprendre ce que vivait Félix. Cette vie, si enviable en apparence, était une prison dorée, obéissant à des règles sclérosées et étouffantes. Où toutes les hypocrisies étaient permises. L'odieux qu'en dira-t-on ! Les préjugées sociaux lourds comme des pavés ! On n'était plus au XIXe siècle, que diable ! Etait-elle donc si inférieure et si misérable pour ne pas être digne d'inspirer des sentiments à un homme comme Félix, qui n'était même pas comte, baron ou duc ? Lequel des deux se rabaissaient le plus dans toute cette histoire : la petite bonne, fille de culs-terreux, qui se laissait séduire par le riche bourgeois ou ce dernier qui avait des pulsions non avouables pour une simple domestique ? Ce temps-là n'était-il pas dépassé ? Gagnée par une indignation croissante, elle sentit la dernière digue céder en elle. D'ailleurs, elle ne se sentait plus la force de résister à la volonté de Félix. Ce garçon avait à son égard une tendresse et une admiration sans bornes. Il la couvait littéralement des yeux. Quand il la touchait, tout son corps s'électrifiait à ce contact. Un lien invisible les unissait, mystérieux et puissant ; une sorte d'attraction quasi animale. Voilà, c'était dit : elle aussi avait de plus en plus souvent des envies irrépressibles de le toucher, d'entendre sa voix contre son oreille, de se blottir dans ses bras, de s'y fondre". (p. 143)

Quelques mots sur l'auteure :

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Isabelle Chavy est née en 1974. Après des études de lettres modernes à la Sorbonne, elle enseigne comme professeure des écoles. Elle vit à Niort avec son mari et leurs trois enfants. Elle a toujours été passionnée par l'écriture. Pour en savoir plus sur la femme et l'auteure, il est intéressant de consulter son blog en ligne. http://isabellechavy.fr/ 

BLog de Isabelle Chavy

En ce moment, je suis sur l'écriture d'un nouveau roman. Il n'en est qu'aux balbutiements et de toute façon, cela prendra du temps. Travailler les mots comme d'autres travaillent le bois, le métal précieux, avec patience et passion. On peut parfois rester des heures, des semaines sur une phrase, un paragraphe, jusqu'à ce qu'on trouve enfin le bon rythme, la sonorité idéale.   

Bibliographie :

 L'orpheline de Saint Aubin, Paris, Nouvelles Plumes, 2014

Le choix d'une vie, Paris, Nouvelles Plumes, 2016

 

 

 

 

14 octobre 2016

Demain j'arrête ! - Gilles Legardinier

Résumé : 

 Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?

Au début, c'est à cause de son nom rigolo que Julie s'est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu'il semble cacher...

Parce qu'elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants...

 

Titre : Demain j'arrête !

Pages : 405

Editions : Pocket

Publication : 2011

ISBN : 978-2-266-23304-0

 

 

 

 

 

 

Mon avis

"Il faut tout espérer, au risque d'être déçu. Il faut tout éprouver au risque d'être blessé, tout donner au risque d'être volé. Ce qui vaut la peine d'être vécu vous met fd9184b_55fd5f7ffe22431fa29fe2dbe77ab0f5~mv2_d_1334_1334_s_2orcément en danger." J'avoue que j'ai craqué pour ce livre à cause de sa couverture: un chat gronchon coiffé d'un bonnet péruvien, avouez que ça attire l'attention ! On se demande quelle histoire se cache derrière tout ça. Et j'aime les chats : indépendants, sournois, solitaires... C'est simple, ce livre ne se lit pas, il se dévore ! J'ai battu mon record de vitesse de lecture : 24h, une nuit blanche et quelques crises de fous rires plus tard j'ai tourné la dernière page de ce livre en regrettant qu'il ne contienne pas quelques pages de plus. Avec ce livre, plus besoin d'antidépresseurs, c'est un cocktail de bonne humeur ! On passe par tous les états : rire, tension, émotion rythment cette comédie. On s'attache immédiatement à Julie, la trentaine, banquière puis boulangère, drôle, maladroite, insensée, attendrissante, amoureuse, prête à tout pour séduire Ric Patatras, son voisin d'en haut, pour lequel elle va développer une véritable obsession. Ce livre est aussi une belle démonstration d'amitié au quotidien. La complicité et le soutien des ami(e)s sont bien représentés. C'est un livre léger et plein d'humour qui montre les mille états d'âme par lesquels passe une femme amoureuse, peut être un brin trop stéréotypé ou exagéré. Mais n'importe quelle fille se reconnaitra un tantinet dans l'attitude "fofolle" de Julie. Le cerveau d'une femme amoureuse est tellement bien décrypté que je suis étonnée que l'auteur soit un homme. Les filles, on est démasqué !  

 Attention : ce livre est à lire dans un endroit isolé, les crises de fous rire non contrôlées en public peuvent faire l'objet de regards interrogateurs... ;)  

 

 

 

 

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04 octobre 2016

Une Dernière danse - Victoria Hislop

Résumé :

 Quand elle arrive à Grenade pour y prendre des cours de danse, Sonia, jeune londonienne, ne sait rien du passé de la ville. Une conversation avec le patron du café El Barril la plonge dans la tragique destinée de la famille Ramírez : dans les années 1930 vivaient dans ces lieux trois frères aux idéaux opposés, veillant jalousement sur leur jeune sœur, Mercedes, passionnée de flamenco. Tandis que celle-ci tombe amoureuse du guitariste gitan qui l'accompagne, l'Espagne sombre dans la guerre civile. Quel camp chacun va-t-il choisir ? Quels secrets et trahisons vont déchirer la fratrie à jamais ? Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d'imaginer que sa propre existence en sera bouleversée.

"Parfois le chagrin est trop grand pour les larmes"

 

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Auteur : Victoria Hislop

Titre : Une dernière danse

Pages : 616

Editions : Les Escales

Collection : Le Livre de Poche

Publication (en France) : 2014

ISBN : 978-2-253-17811-8

Le livre est composé de 3 parties et de 40 chapitres

 

 

 

Un brin de culture :

 Zoom sur Grenade : En Espagne, au sud-est de l'Andalousie se trouve Grenade. Situé aux pieds de la Sierra Nevada, à la croisée de trois rivières le Beiro, le Daro et le Genil, ce joyau andalou s'est forgé sur trois cultures : chrétienne, musulmane et juive. Baignée d'arômes cosmopolites, Grenade est divisée en quatre vieilles villes : le quartier de "l'Albaicín" est le vestige de l'empreinte musulmane, le "Realejo-San-Matías" est d'origine juive, le "Sacromonte" est le quartier gitan et le "Centro Sagrario" d'origine chrétienne est le cœur de la ville. Sur les hauteurs, le majestueux palais de l'Alhambra veille sur la ville (inscrit au patrimoine mondial). Une atmosphère unique se dégage de Grenade et de l'Andalousie : ambiance festive, chants, danses, airs de guitare au détour d'une ruelle, délicieuses tapas, sentiment de liberté. Le tout dans une architecture digne des mille et une nuits (paroles d'une ancienne "érasmusienne" nostalgique de Cadix).

 Zoom sur le flamenco : Contrairement à la joyeuse salsa, le flamenco est une expression profonde de la souffrance de l'âme humaine. C'est un genre musical et une danse datant du XVIIe siècle qui puise ses racines dans le folklore populaire andalou. Cet art de vivre est le fruit de différentes cultures (arabo-musulmane, juive, chrétienne). La danseuse de flamenco porte des chaussures à talons hauts, une longue robe colorée, parée de volants (sur le bas et sur les manches), et elle est coiffée traditionnellement d'un chignon.

 Mon avis :

Une dernière danse est le premier roman de Victoria Hislop que je lis et je ne suis pas déçue. Malgré quelques longueurs, la plume de l'écrivain est magnifique et me donne envie de découvrir ses autres romans. J'en ai lu les résumés et Victoria Hislop use sensiblement du même style et du même fond dans ses œuvres. On peut le voir comme un manque de singularité... mais non, ça marche (sur moi du moins) ! Une histoire d'amour tragique sur un fond de réalisme historique. Je suis conquise. Il faut quand même dire que ce roman est un pavé de plus de 600 pages avec beaucoup d'informations à assimiler, des faits historiques et des événements qui s'enchainent à toute vitesse. Il faut aimer ce genre de littérature. Personnellement, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Plonger dans ce roman, c'est comme remonter le temps.

Tout commence par un simple séjour touristique à Grenade entre deux amies londoniennes en 2001. Sonia et Maggie sont totalement différentes, l'une est blonde et sage, l'autre est brune et plus "électron libre" (On dit que les opposés s'attirent). Ce voyage de quelques jours en Andalousie doit être synonyme de fête, de découverte de la culture et des traditions, de visite de la ville mais surtout de danse. La danse est l'oxygène de Sonia, elle ne peut pas vivre sans danser. Elle tient sûrement cette passion de ses origines espagnoles maternelles ou bien de son besoin d'exprimer sa liberté face à un mari alcoolique et sans intérêt. Quoi qu'il en soit, on se retrouve plongé dans l'ambiance espagnole libre et festive avec ses musiques, ses chants, ses danses, son mode de vie caractéristiques de l'Andalousie. On trouve également de magnifiques descriptions de la tauromachie, du flamenco, cette complicité unique entre le guitariste et sa danseuse, l'expression de la passion, la colère et le chagrin à travers l'art.

L'intrigue est lancée lorsque au détour d'une ruelle, Sonia rencontre Miguel, le patron du café El Barril, qui va lui narrer la tragique histoire de la famille Ramírez pendant la guerre civile et lui parler de personnes qui font partie de l'histoire de son pays, comme le poète Federico García Lorca. Sonia sera complètement hypnotisée par ces révélations et fera des découvertes sur sa propre vie, car en fait un lien unit la jeune londonienne et Grenade. Elle part en quête de ses origines inconnues à travers le passé historique. Le petit café pittoresque  appartenait, jadis, à une famille unie, les Ramírez : les parents, Pablo et Concha, les trois fils et Mercedes, la benjamine, férue de flamenco. La guerre civile va venir rompre la quiétude du quotidien : les fils se déchirent, leurs sympathies n’allant pas au même camps, et Mercedes, amoureuse d’un gitan, voit sa passion contrariée par les événements qui secouent le pays et elle n'hésitera pas à traverser l'Espagne à pied pour tenter de retrouver son bien-aimé. Très vite, la tragédie s’invite et en quelques années, le destin de la famille entière bascule : exécutions, détention, bombardements, exode… Victoria Hislop nous dépeint l'exemple d'une famille comme il y en a eu des milliers en Espagne.

Passé et présent s’entremêlent dans le récit et l'intensité atteint son apogée à la fin au moment de la révélation du vieil homme. Oui bon, je n'ai pas honte de dire que les larmes me sont montées aux yeux, c'est beau, c'est tragique et c'est bien écrit ! Victoria Hislop joue admirablement bien sur la corde sensible. Elle a beaucoup de choses à nous transmettre et le lecteur a soudain le devoir de ne pas oublier l'Histoire. Une dernière danse est comme un voyage dans le temps où, entre flamenco et corrida, entre quête et récit, entre déchirement et amour, une petite histoire côtoie la grande Histoire.

Un passage sélectionné pour vous :

"L’une des danseuses revenait ; elle parcourut la scène aussi étroite qu’un couloir en tapant du pied, les volants de son jupon balayant les pieds recouverts de poussd9184b_1241876f5d9e4b658c1772d421f6afd3~mv2_d_1334_1334_s_2ière des touristes assis au premier rang. Le tissu de sa robe, d’un orange vif parsemé de gros pois noirs, était tendu sur son ventre et sa poitrine. Les coutures étaient tirées. Ses pieds martelaient en rythme les lames de bois qui composaient la scène : un deux, un deux, un deux trois, un deux trois, un deux…
Puis ses mains s’élevèrent dans les airs, les castagnettes s’agitant dans un trille agréable, et la femme se mit à tourner lentement. Tandis qu’elle virevoltait, ses doigts claquaient contre les petits disques noirs qu’elle tenait entre les mains. Le public était sous le charme. Un chant plaintif l’accompagnait ; le chanteur gardant la plupart du temps les yeux baissés. La danseuse poursuivit, plongée dans une transe personnelle. Si elle suivait la musique, elle n’en montrait rien, et si elle avait conscience de la présence du public, celui-ci ne le ressentait pas. L’expression de son visage sensuel n’était que pure concentration et son regard était plongé dans un autre monde qu’elle seule discernait. Sous ses bras, le tissu s’assombrit de transpiration et des gouttes de sueur perlèrent à son front tandis qu’elle tournoyait, toujours plus vite." (p.16-17)

 

 

Quelques mots sur l'auteure :

 victoria hislopVictoria Hislop est diplômée de littérature anglaise de l'université d'Oxford. D'origine britannique, elle vit entre l'Angleterre et la Crète, et parle français couramment. Elle a travaillé comme journaliste avant de devenir romancière. Elle devient internationalement connue à la publication de son premier roman, L'Ile des oubliés, en 2005.

 

Bibliographie :

Le Coeur d'Angeliki, Paris, Les Escales, 2012

L'Ile des oubliés, Paris, Les Escales, 2012

Le Fil des souvenirs, Paris, Les Escales, 2013

Une Dernière danse, Paris, Les Escales, 2014

La Ville orpheline, Paris, Les Escales, 2015